| La rage sévit en Italie |
C’est pourquoi l’Office vétérinaire fédéral tir la sonnette d’alarme. Il signale à tous les propriétaires de chiens ou de chats qui se rendent en Italie avec leur animal qu’ils ont le devoir de le faire vacciner. Un rappel d’autant plus urgent que les vacances de Pâques approchent. « Si nous voulons éviter que la rage se développe à nouveau en Suisse, il faut que les détenteurs de chiens réalisent à quel point il est important de les faire vacciner avant de partir dans l’un des pays touchés par cette maladie », insiste Reto Zanoni, du Centre suisse contre la rage. La rage qui vient de l’est Cet avertissement vaut également pour les personnes qui ramèneraient des animaux des régions touchées, notamment du Frioul, de la Vénétie et du Trentin-Haut-Adige. C’est la migration de renards enragés provenant de Slovénie qui est à l’origine du phénomène. « Nous conseillons de faire vacciner l’animal au moins 15 jours avant de quitter la Suisse, afin que le vaccin soit pleinement efficace, explique Fabien Loup, vétérinaire cantonal à Fribourg. La rage est à prendre au sérieux . » En Suisse, la rage a été éradiquée en 1998 et la vaccination des animaux domestiques qui ne quittent pas le territoire n’est plus obligatoire. Pour l’heure, il n’est pas prévu de revoir ces dispositions. « Nous suivons de très prés l’évolution de la maladie, explique Reto Zanoni. Actuellement, le niveau du danger n’est pas tel qu’il faille prendre des mesures sur notre territoire. » Reste que le Tessin est inquiet. Premier canton concerné, il doit en plus faire face à un trafic de chiots provenant de l’Est vers l’Italie, dont certains, destinés au marché tessinois, ont été saisis à la frontière à la fin de l’an dernier. Rappelons enfin que la rage est une maladie sournoise. Elle touche autant les animaux que les humains. Dans les deux cas, elle peut sommeiller durant plusieurs semaines, sans symptômes, puis se déclarer soudainement. Si la rage n’est pas traitée à temps, elle peut être mortelle. Source : Le Matin Dimanche, 14 mars 2010 Julien Pidoux |